BoursePerformance analyse chaque jour de manière rigoureuse et indépendante l'évolution des marchés actions.

BoursePerformance publie chaque semaine une synthèse simplifiée de la tendance probable du CAC40 ainsi qu'une liste d'opportunités d'achats ou de ventes de valeurs inscrites au SRD de la place parisienne. Ces informations sont complétées par le suivi du portefeuille en cours et par l'analyse synthétique d'une valeur identifiée comme opportunité.

BoursePerformance publie, au travers de flash spécifiques, la mise à jour des conseils portant sur les opportunités sélectionnées et, au travers d'un point mensuel, l'évolution pressentie d'un  indice boursier ou d'un secteur d'activité.

BoursePerformance met ainsi à la disposition des internautes des outils de nature à leur permettre d'intervenir efficacement sur les marchés actions.

Note :BoursePerformance attire l'attention des particuliers sur le fait que les marchés actions, de par leur nature, sont susceptibles de connaître de fortes variations. De ce fait, BoursePerformance ne pourrait être porté responsable de l'utilisation qui serait faite des informations publiées sur ce site.

 
Vendredi 2 octobre 2009
Selon toute probabilité, tant graphique que fondamentale, la correction à laquelle nous semblons aujourd'hui assister doit se poursuivre jusqu'à 3400 points.
Des facteurs exogènes entraînant la défiance des investisseurs, voire la panique, pourraient emmener beaucoup plus bas l'indice parisien et cela selon un scénario accéléré. Dans ce cas, l'objectif serait de 2700 points.
En tout état de cause, il est urgent de ne pas se positionner Bullish sur les marchés actions.
Par Paul - Publié dans : Analyse de tendance
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Mercredi 30 septembre 2009
Une dépêche de l´agence Reuters (voir lien) nous apprend aujourd´hui que le consensus des analystes pour le CAC est fixé à 4000 points à la fin d´année. A lire plus précisément cette dépêche, on voit surtout que :

- les analystes ne s´écartent pas d´une tendance : leur objectif en juin s´affichait seulement 3400 points. A l´époque, l´indice parisien était vers 3000 points...
- les analystes sont toujours bullish : c´est bien la perspectivede hausse des marchés qui attire le chaland. Les analystes d´offrir une vision terne de leur fond de commerce.
- les analystes ne voient rien venir : l´article nous dit en substance "(l´enquête) avait été menée avant que les résultats ne soient ressortis supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre..."
- les analystes sont des gens très optimistes : en juin, un objectif de 3400 points alors que l´indice parisien se cantonnait à 3000 points est une preuve d´optimisme. En septembre, alors que la crise financière paraît déja lointaine, fixer un objectif inférieur au niveau actuel semblerait très décalé à l´euphorie ambiante. 

Le PER 2009 du CAC est aujourd´hui à 15. Il en va de même selon nos estimations pour 2010. Il n´y a donc pas raison objective à voir l´indice parisien camper aux niveaux actuels.
Par ailleurs, les corrections observées sur les places asiatiques nous incitent à modérer l´emballement dont semblent vouloir faire preuve les places occidentales. Le barycentre de l´économie mondiale n´est probablement plus au voisinage de New York : cette réalité semble échapper à ces analystes.
Par Paul - Publié dans : Analyse de tendance
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Mardi 29 septembre 2009
Afin de se libérer de la tutelle de l´Etat, la BNP fait appel au marché.
Les marchés semblent apprécier cette recapitalisation alors qu´un an avant, une telle opération entrainait un mouvement de défiance. D´ailleurs, à l´époque, la banque de la Place d´Italie soutenait mordicus qu´elle n´en avait pas besoin.. (lire par exemple lien)

Même si le secteur bancaire a été globalement assaini, nous émettons les plus grandes réserves à voir le cours de bourse de ce secteur et de la BNP en particulier reprendre durablement sa  hausse. Par ailleurs, nous adoptons, par  nature, une position très défensive sur des appels au marché d´aussi grande notoriété. Nous déconseillons donc la souscription à cette augmentation de capital dont nous notons toutefois la justesse de timing pour profiter au mieux de l´embellie des marchés.
Par Paul - Publié dans : Recommandation valeur
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Lundi 21 septembre 2009
Les sites d´informations nous apprennent ces derniers jours que Michel Pébereau et Baudouin Prot ont exercé le 08 septembre leurs options pour un montant d´environ 1 million d´Euros (Voir par exemple ce lien ).

Alors que la presse s´intéresse beaucoup à l´aspect déontologique de l´opération, nous analysons l´opération d´un point de vue technique.

Ces options ont été acquises au travers d´un plan d´attribution fixé en 1999. Elles arrivaient à expiration à la fin de cette année. Selon les normes relatives pratiquées pour ce type de rémunération, on peut penser que ces options ont été attribuées entre 2004 et 2007 (cette information peut être toutefois reconstituée à la lecture des différentes publications financières de la BNP). Pour autant, elles n´ont pas été exercées à cette époque. Leur prix d´exercise étant de 44,77 Euros, on peut noter que les deux dirigeants sont passés à côté de confortables plus-values. Pour autant, probablement pour des raisons fiscales qui sont les leurs, ceux-ci n´avaient certainement pas intérêt à réaliser cette opération à l´époque. Par ailleurs, le marché était alors si prometteur pour les banques... 

Puis le crack des valeurs financières est intervenu fin 2008. Celui-ci a douché les espoirs de plus-values mirifiques. Restait pour autant à maximiser si possible cette rémunération complémentaire non encore perçue...
 
La remontée en flêche des indices boursiers et des cours de bourse de la BNP depuis le début de l´année tombe à point nommé et redonne un peu d´espoir à réaliser une "bonne" opération. Là réside la première raison de la revente.
L´intérêt fiscal fournit quant à lui une seconde motivation : l´exercice des options (comprendre la revente et non la simple acquisition de titres) a tout intérêt à se réaliser cette année puisque les dirigeants ont "décidé" de ne pas toucher de bonus en 2009 : leur rémunération annuelle et le niveau d´imposition associé, jusque là si "moroses", peuvent donc supporter sans grand dommages cette revalorisation...

L´analyse graphique explique pour sa part la synchronisation de l´opération. Deuxième quinzaine d´août, les cours de la BNP qui ont régulièrement monté sans excès d´un point de vue graphique (pas de signaux évidents de sur-achat) atteignent un plus haut (environ 59 Euros) avant de reffluer en relatif bon ordre. Toutefois cette baisse se fait selon une pente marquée (-10% en 10 séances). L´action semble alors se reprendre mais repart quelques jours après à la baisse et touche la moyenne mobile à 50 jours. Le signal de vente, d´un point de vue technique, est alors atteint. L´absence de volonté des dirigeants à conserver des titres fait le reste.

En tout état de cause, cette analyse fournit selon nous un éclairage plutôt pessimiste de la situation à venir.
Au travers de cette opération, les dirigeants de la BNP paraîssent plutôt avides au gain et n´envoient pas au marché un signal de bonne santé de leur établissement ou des marchés boursiers en général pour les mois à venir. Fort est à parier que la baisse des indices est prochaine et sera d´ampleur significative.
Par Paul - Publié dans : Recommandation valeur
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Vendredi 4 septembre 2009
Au vu du rétablissement des indices boursiers, voire de leur flambée, on peut se demander si la crise est bien réelle. En effet, elle semblerait ne plus se traduire au travers du niveau actuel des cours de bourse.

D'un côté, il y a ceux qui considèrent que le rétablissement est somme toute logique puisque l'on observe à peu près au quatre coins du monde une embellie des indicateurs macro-économiques. par ailleurs, ils arguent que les cours actuels des actions sont en général bien inférieurs aux plus hauts de ces dix dernières années.

D'un autre, il y a ceux qui appliquent des modèles mathématiques et analytiques, calqués notamment sur la crise de 1929. Ils nous rappellent en général que la sortie de crise de 1929, sur le plan boursier, n'est intervenue qu'en 1937.

D'autres, assez alarmistes et qui ont fait partie en général de ceux qui nous ont mis en garde, plus ou moins tôt d'ailleurs, sur le risque puis l'ampleur de l'éclatement de la bulle formée par les Subprimes, guident nos regards sur la problématique de la confrontation économico-stratégique entre la Chine et les Etats-Unis.

Selon nous, les premiers font preuve de myopie et font un pari particulièrement risqué. L'outil industriel, seul vrai moteur de profits, est sous perfusion et a été fragilisé : il ne peut donc repartir de l'avant aussi vite que ne le montre l'indicateur avancé qu'est normalement un indice boursier. Par ailleurs, le rétablissement des indicateurs macro-économiques n'est réel que sur une période réduite. On peut schématiser aujourd'hui l'économie mondiale comme affaiblie de 10 à 25% (celà dépend du périmètre choisi) par rapport à ce qu'elle était avant l'éclatement de la crise. En appliquant des modèles mathématiques type PER et PEG aux différents secteurs économiques et aux valeurs boursières, on constate qu'une telle situation n'incite aucunement à acheter aveuglement sur les marchés actions... 

Les seconds manquent de repères et se réfugient derrière cette sorte de boule de cristal que constituent les méthodes analytiques. Il est donc maladroit de les suivre inconsidérèment.

Les derniers, enfin, ont peut-être raison... mais ne sont pas forcément dans le bon timing.

Selon nous, le vrai risque réside aujourd'hui dans le niveau d'endettement pris par la planète (hors Chine et quelques autres) pour enrayer la crise... en ne développant pas des plans de sortie de crise, la non maîtrise des pouvoirs politiques sur un monde de la finance financière maintenant rengaillardi étant l'une des illustrations les plus criardes de ce dysfonctionnement. Ce risque est d'autant plus élevé que certains acteurs n'ont pas toute la force industrielle et technique pour rebondir sainement.
Les catalyseurs d'implosion de cette bulle sont la valse des prix des matières premières et des produits en général. Cette valse est alimentée en général par  des acteurs "secondaires" ou intermédiaires (en tout cas pas les clients finaux ni les vendeurs initiaux)... qui d'ailleurs font partie du monde de la finance financière. Interviendra seulement  ensuite la Chine et d'autres pays qui tenteront de sauver une partie des prêts qu'ils auront consentis à ce système économique.

Ce scénario est donc très pessimiste. L'histoire nous a appris que le pire n'est jamais certain... aussi vite que l'on pouvait le craindre. En tout état de cause, ce scénario ne peut nous inciter qu'à faire toujours preuve d'une grande réactivité pour profiter des aberrations de marchés et pour éviter d'être emporté par une vague scélérate.
Par Paul - Publié dans : bourseperformance
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