Recommandation valeur

Mardi 3 novembre 2009
Selon nous, le CAC devrait faire une pause avant de reprendre son chemin de croix.
Il nous paraît bien trop risqué de jouer la reprise sur des valeurs bancaires dont le news flow devrait nous offir quelques déconvenues.
Quelques valeurs industrielles ou technologiques peuvent cependant être tentées cette semaine à titre spéculatif ou dans une optique de constitution de fond de portefeuilles long terme. On identifie pour de telles stratégies :
- Arcelor à 22 E,
- Cap Gemini à 30,5 E,
- ST Microelectronic à 5,3 E,
- Vinci à 34,8.
Par ailleurs, France Telecom peut être mis en porteefeuille aux cours actuels pour le rendement.
Par Paul
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Mardi 29 septembre 2009
Afin de se libérer de la tutelle de l´Etat, la BNP fait appel au marché.
Les marchés semblent apprécier cette recapitalisation alors qu´un an avant, une telle opération entrainait un mouvement de défiance. D´ailleurs, à l´époque, la banque de la Place d´Italie soutenait mordicus qu´elle n´en avait pas besoin.. (lire par exemple lien)

Même si le secteur bancaire a été globalement assaini, nous émettons les plus grandes réserves à voir le cours de bourse de ce secteur et de la BNP en particulier reprendre durablement sa  hausse. Par ailleurs, nous adoptons, par  nature, une position très défensive sur des appels au marché d´aussi grande notoriété. Nous déconseillons donc la souscription à cette augmentation de capital dont nous notons toutefois la justesse de timing pour profiter au mieux de l´embellie des marchés.
Par Paul
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Lundi 21 septembre 2009
Les sites d´informations nous apprennent ces derniers jours que Michel Pébereau et Baudouin Prot ont exercé le 08 septembre leurs options pour un montant d´environ 1 million d´Euros (Voir par exemple ce lien ).

Alors que la presse s´intéresse beaucoup à l´aspect déontologique de l´opération, nous analysons l´opération d´un point de vue technique.

Ces options ont été acquises au travers d´un plan d´attribution fixé en 1999. Elles arrivaient à expiration à la fin de cette année. Selon les normes relatives pratiquées pour ce type de rémunération, on peut penser que ces options ont été attribuées entre 2004 et 2007 (cette information peut être toutefois reconstituée à la lecture des différentes publications financières de la BNP). Pour autant, elles n´ont pas été exercées à cette époque. Leur prix d´exercise étant de 44,77 Euros, on peut noter que les deux dirigeants sont passés à côté de confortables plus-values. Pour autant, probablement pour des raisons fiscales qui sont les leurs, ceux-ci n´avaient certainement pas intérêt à réaliser cette opération à l´époque. Par ailleurs, le marché était alors si prometteur pour les banques... 

Puis le crack des valeurs financières est intervenu fin 2008. Celui-ci a douché les espoirs de plus-values mirifiques. Restait pour autant à maximiser si possible cette rémunération complémentaire non encore perçue...
 
La remontée en flêche des indices boursiers et des cours de bourse de la BNP depuis le début de l´année tombe à point nommé et redonne un peu d´espoir à réaliser une "bonne" opération. Là réside la première raison de la revente.
L´intérêt fiscal fournit quant à lui une seconde motivation : l´exercice des options (comprendre la revente et non la simple acquisition de titres) a tout intérêt à se réaliser cette année puisque les dirigeants ont "décidé" de ne pas toucher de bonus en 2009 : leur rémunération annuelle et le niveau d´imposition associé, jusque là si "moroses", peuvent donc supporter sans grand dommages cette revalorisation...

L´analyse graphique explique pour sa part la synchronisation de l´opération. Deuxième quinzaine d´août, les cours de la BNP qui ont régulièrement monté sans excès d´un point de vue graphique (pas de signaux évidents de sur-achat) atteignent un plus haut (environ 59 Euros) avant de reffluer en relatif bon ordre. Toutefois cette baisse se fait selon une pente marquée (-10% en 10 séances). L´action semble alors se reprendre mais repart quelques jours après à la baisse et touche la moyenne mobile à 50 jours. Le signal de vente, d´un point de vue technique, est alors atteint. L´absence de volonté des dirigeants à conserver des titres fait le reste.

En tout état de cause, cette analyse fournit selon nous un éclairage plutôt pessimiste de la situation à venir.
Au travers de cette opération, les dirigeants de la BNP paraîssent plutôt avides au gain et n´envoient pas au marché un signal de bonne santé de leur établissement ou des marchés boursiers en général pour les mois à venir. Fort est à parier que la baisse des indices est prochaine et sera d´ampleur significative.
Par Paul
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Mardi 28 juillet 2009
Selon toutes vraisemblances, les conclusions rendues par l´AMF dans le dossier de délit présumé d´initiés d´EADS du début 2007 dégagent la responsabilité du groupe Lagardère et pointent du doigt de manière ostentatoire les positionnements de M. Forgeard.
Sur ce dossier essentiellement politique, qui empoisonne ponctuellement les relations entre la France et l´Allemagne, l´AMF n´a décidement pas gagné en crédibilité. Ses conclusions vont, pour la partie portant sur Lagardère, à l´encontre de nombre de résultats assez sincères présentés en leur temps par la presse d´investigation et, à l´instar de l´affaire Société Générale avec M. Bouton, désignent d´une certaine manière un bouc émissaire.
Alors que bien des publications macro-économiques sont présentées de manière biaisée (Par exemple, la baisse du chômage en France en juin) et qu´aucune entreprise ne se risque à faire de prévisions pour les trimestres à venir, le petit monde des affaires persévère à ne pas laver à fond ses écuries d´Augias. En ces temps incertains, cela constitue un risque d´embrasement que nous souhaitons tous éviter...  

Nous sommes neutres aux cours actuels sur EADS et Lagardère.
Par Paul
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Jeudi 23 juillet 2009
Les publications trimestrielles sont globalement de bonnes factures et bien que les PER soient plutôt sur-évalués et que la crise économique et industrielle ne soit pas encore résorbée, le scénario d'envolée des indices à laquelle nous assistons actuellement est normal.
Comme il est dit qu'il ne faut jamais aller contre le marché, nous allégerons de manière significative nos seules positions (Trackers BX4) dès le seuil des 3150 points retrouvés sur le CAC 40. En effet, nous pensons que ce seuil va constituer un support solide qui ne pourra être franchi qu'en cas de nouvelles alarmantes : celà peut arriver mais il est dit également que le pire n'arrive pas forcément.  
Par Paul
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